C'est vendredi, c'est l'heure de la méditation...

Allez, on se motive, on reprend les bonnes habitudes !


Aujourd'hui, nous allons préparer Noël, avec

le texte de l'Introit que nous entendrons dimanche.

Gaudete in Domino semper : iterum dico, gaudete : modestia vestra nota sit omnibus hominibus : Dominus prope est. Nihil solliciti sitis : sed in omni oratione petitiones vestræ innotescant apud Deum.
Réjouissez vous toujours dans le Seigneur, je vous le répète, réjouissez-vous. Que votre douceur soit connue de tous les hommes. Le Seigneur est proche ; ne vous inquiétez de rien, mais qu'en toutes choses vos demandes se fassent connaître à Dieu par la prière.


Le troisième dimanche de l'Avent est donc un dimanche " rose ", comme le quatrième dimanche de Carême ; ce sont les deux seuls jours de l'année où le célébrant revêt des ornements de cette couleur, car ils marquent une halte dans un temps de pénitence, où les ornements sont normalement violets.

En effet l'Avent est un temps de pénitence comme le Carême, bien que moins austère, car c'est un temps de purification et de recueillement qui nous prépare à la venue du Sauveur. Ce jour de répit au milieu du temps de pénitence est un jour de joie, car nous en profitons pour entrevoir le but, qui est le salut et la rédemption finale. Aussi ce dimanche est-il appelé Gaudete, du premier mot de l'Introït, comme le quatrième dimanche de Carême est appelé Lætare : ces deux mots voulant dire : réjouissez-vous.
Si l'on considère l'ensemble des chants de cette messe, la joie y est beaucoup moins partout présente que dans ceux du dimanche précédent. On y trouve aussi des appels pressants et suppliants mettant en évidence le mot " venez " qui est un des mots clé de l'Avent, mais cette supplication reste toujours pleine de confiance et d'espérance.
Le texte de l'Introït est tiré de l’Epître de saint Paul aux Philippiens. C'est d'ailleurs un des rares chants des messes de l'Avent qui provient du Nouveau Testament.

Ce texte a été choisi évidemment à cause de la phrase Dominus prope est, le Seigneur est proche. En écrivant cela saint Paul ne pensait pas tellement à une proximité dans le temps. Il voulait seulement dire que le Seigneur est toujours près de nous, nous guidant et nous protégeant par sa providence. C'est pourquoi nous devons être sans inquiétude, manifestant cette tranquillité d'âme par une humeur égale envers tous. Soyez toujours joyeux, nous dit l'apôtre ; un chrétien doit toujours être joyeux, la tristesse c'est le domaine du diable. Cependant dans la liturgie de l'Avent, la phrase " Le Seigneur est proche " annonce la prochaine venue du Sauveur dans quelques jours à Noël. C'est cette prochaine venue qui doit susciter en nous ces mêmes sentiments de paix, de confiance et de joie. Ils sont ici très bien exprimés par une mélodie douce et tranquille, sans grands écarts, avec seulement une belle montée sur la phrase importante : Dominus prope est.

L’année Grégorienne d’Yves Gire