28 novembre 2009
Tout va bien...
27 novembre 2009
Le bambou
C'est vendredi, c'est l'heure de la méditation!
Le bambou
Il était une fois un grand jardin, merveilleux, au milieu d’un royaume. Le Maître aimait à s’y promener quand la chaleur du jour devenait accablante. Il affectionnait tout particulièrement le bambou qui lui semblait l’arbre le plus beau de toutes les plantes de son jardin.
Au fil des années, ce bambou grandissait, devenait vigoureux et toujours plus conscient de la faveur du Maître. Un jour, celui-ci s’approcha de l’arbre et le bambou inclina son faîte respectueusement. Le Maître lui dit
- Mon cher bambou, j’ai besoin de toi.
Il semblait que le grand jour fut enfin arrivé, le jour pour lequel le bambou avait été créé. Le bambou répondit donc d’une voix douce
- Maître, je suis prêt. Fais de moi ce que tu voudras.
- Bambou, ajouta le Maître d’une voix solennelle, pour me servir de toi il faut que je te coupe
- Me couper moi que tu considères comme la plus belle parure de ton jardin, non ne fais pas cela !
- Mon cher bambou, répondit le Maître, si je ne te coupe pas, tu ne sers de rien.
Le jardin se fit calme; le vent retint son souffle, le bambou inclina sa tète doucement et puis lui murmura:
- Maître, puisque tu ne peux m’utiliser sans me couper , alors je suis prêt arrache-moi
- Mon cher bambou, il me faudra t’enlever toutes les branches et toutes les feuilles.
- Ah ! non, pas cela, détruis ma beauté, mais laisse-moi mes rameaux de feuilles.
- Si je ne te les enlève pas, je ne peux pas t’utiliser.
Le soleil se cacha, un papillon s’envola et le bambou, tremblant à l’idée de ce qui allait lui arriver, dit dans un souffle :
- Maître, enlève les rameaux et les feuilles.
- Bambou, dit encore le Maître, il faudra te faire autre chose : Je te couperai par le milieu et je t’enlèverai le cœur. Si je ne le fais pas, tu ne sers de rien.
- Oui, Maître : arrache le cœur et découpe.
Alors le Maître du jardin arracha le bambou, coupa ses rameaux et toutes ses feuilles, le tailla en deux sur toute sa longueur et lui enleva le cœur.
Puis, il le transporta près d’une source d’eau fraîche et scintillante au milieu des champs desséchés. Il déposa le bambou soigneusement sur le sol; il posa l’une des extrémités du tronc sous la source tandis que l’autre atteignait le sillon d’arrosage dans le champ. La source chanta sa joie, l’eau claire bondit à travers le corps déchiqueté du bambou jusque dans le canal et se mit aussitôt à abreuver les champs assoiffés.
Puis on repiqua le riz et les jours s’écoulèrent. Les pousses grandirent et ce fut bientôt le temps de la moisson.
C’est ainsi que le bambou, autrefois si majestueux, devint dans son humble état de débris, une grande bénédiction.
Quand il était encore grand et beau, il ne poussait que pour lui-même et se réjouissait de sa beauté. Mais dans son brisement, il était devenu un canal dont le Maître se servait pour faire fructifier son Royaume.
25 novembre 2009
Citascout
Le moindre de nos actes a une répercussion profonde sur d'autres âmes.
Elisabeth Leseur
24 novembre 2009
Sur les traces de Chef...
Une exclusivité!!
pour vous fidèles lecteurs!!
mesurez vous seulement votre chance?...
Le reporter de la Patrouille de la Fouine a remonté la piste jusqu'à un Chef, notre idole!
Il a pu "l'interviouver", et accepte de TOUT vous révéler ici même!
La Fouine: Chef! Quel honneur... Vous êtes encore plus beau en vrai!! j'ai mis du temps à vous retrouver!
Chef: Oui, vous savez, je ne cours pas après les interviews...
La Fouine: C'est tout à votre honneur. Je vous avoue, ça fait vraiment quelque chose de vous avoir en face de moi, comme ça... comme une personne normale finalement! Ne vous inquiétez pas, nous ferons vite... Je sais que vous préparez votre prochain WE de Troupe!
Q: Alors... Le dernier livre que vous avez lu?
R: Le Livre de la Jungle de Kipling, ou Eclaireur de BP
Q: Le plat cuisiné de votre mère que vous préférez?
R: Notre Mère Nature? Tout ce qui vient d'elle me réjouit! enfin... presque tout...
Q: Si vous ne deviez manger qu'un seul aliment ce serait?
R: Ben... nan, c'est pas possible, je refuse. ou les pâtes aux herbes locales? les provençaux ont de la chance...
Q: Que pense-t'on faussement de vous?
R: Que je suis arriéré...
Q: À l'école/travail on dit que vous êtes..
R: ...FOU!
Q: Votre matière préférée à l'école?
R: Philo, Histoire, Maths, Biologie, Anglais, Chimie, Français... tout m'intéresse!
Q: Vous rêvez de devenir...
R: juste bien... juste saint!
Q: Quel métier auriez-vous de la difficulté à pratiquer?
R: un métier individualiste.
Q: Quelle est la plus vieille chose que vous possédez?
R: mon Idéal! Il est vieux comme le monde.
Q: La cause qui vous touche le plus?
R: Protéger les plus faibles... et l'éducation des jeunes
Q: Quelles langues parlez-vous?
R: toutes les langues! Mais surtout couramment le français, le morse et le "d'jeuns"
Q: Le matin, vous ne pouvez partir sans..
R: ma prière du matin.
Q: Vous adorez...
R: les camps!
Q: Vous détestez...
R: Les semaines sans activités scoutes.
MERCI CHEF !
à suivre!
RDV mardi prochain...
et n'oubliez pas de vous inscrire à la Newsletter (dans la colonne de gauche)
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Bonne journée à tous!
scoutement votres,
les Chefs !
20 novembre 2009
Prier?
C'est vendredi, c'est l'heure de la méditation!
Un homme vivait en ermite dans la montagne consacrant sa vie à la prière et au silence.
Il reçut un matin la visite d'un jeune homme. " Cheikh (ce qui veut dire, en arabe, celui qui sait, vieux ou sage), apprends-moi à prier. "
L'ermite, qui était alors en méditation ne leva même pas les yeux. Et le jeune homme repartit tristement.
Il revint le lendemain. " Cheikh, apprends-moi à prier. " Mais sa demande n'obtint pas plus de réponse que la veille.
Cependant, il tenait à sa question et revint le troisième jour. L'ermite préparait alors son aigre repas : peut-être aurait-il plus de chance. " Cheikh, apprends-moi à prier ". Mais sa demande n'eut pas plus d'écho. " Ma question est-elle donc sans intérêt que jamais tu ne l'entendes ? " Alors l'ermite leva les yeux. Son regard était plein de bonté… mais comme les autres jours, il garda le silence.
Encouragé par ce regard, il revint le jour suivant, espérant enfin une réponse. " Cheikh, apprends-moi à prier ". Et devant le silence persistant de l'ermite, la colère l'envahit. Alors l'ermite lui adressa enfin la parole :
" Je n'ai pas répondu car je voulais savoir si ton désir était grand… Car ton désir est déjà une prière. Dieu n'attend rien d'autre, sinon que tu le cherches"
19 novembre 2009
Ciné
Aujourd'hui nous nous éloignons du scoutisme (quoique... la recherche du Beau...),
pour vous recommander plus que grandement un film grandiose
Le Concert
long métrage français réalisé par Radu Mihaileanu
comédie dramatique, sortie en salle le 4 novembre
durée: 2h de bonheur
Synopsis: A l'époque de Brejnev, Andrei Filipov était le plus grand chef d'orchestre d'Union soviétique et dirigeait le célèbre Orchestre du Bolchoï. Mais après avoir refusé de se séparer de ses musiciens juifs, dont son meilleur ami Sacha, il a été licencié en pleine gloire. Trente ans plus tard, il travaille toujours au Bolchoï mais... comme homme de ménage.
Un soir, alors qu'Andrei est resté très tard pour astiquer le bureau du maître des lieux, il tombe sur un fax adressé au directeur : il s'agit d'une invitation du Théâtre du Châtelet conviant l'orchestre du Bolchoï à venir jouer à Paris... Soudain, Andrei a une idée de folie : pourquoi ne pas réunir ses anciens copains musiciens, qui vivent aujourd'hui de petits boulots, et les emmener à Paris, en les faisant passer pour le Bolchoï ? L'occasion tant attendue de prendre enfin leur revanche...
notre humble avis:
Un film bouleversant, vibrant sur une partition de Tchaïkovsky et les choeurs de l'Armée Rouge, en français et en russe. De l'humour, beaucoup d'émotion, des personnages attachants, pas de scènes à enlever...
Prévoyez vos mouchoirs! Mais vous ressortirez... heureux tout simplement!
17 novembre 2009
URGENT !
peut être l'avez-vous déjà signé...
sinon, dépéchez-vous!
J-2...
Débat le 19 novembre : plus que 2 jours pour signer et faire signer.
Il est urgent de tous se mobiliser contre la proposition de loi sur l’euthanasie déposée par 120 députés socialistes à l’Assemblée nationale qui sera discutée le 19 novembre prochain.
Il faut réunir le plus de signatures possible pour peser au maximum dans ce débat.
Manifestons une forte opposition contre toute tentative de légalisation de l’euthanasie!
C'est le dernier jour pour signer la pétition!!
cliquez ici...
"We do it!"
Musique de Boy Scout!
(par nos cousins américains)
YEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEA !
16 novembre 2009
Citascout
Dieu a mis un devoir dans chaque joie et une joie dans chaque devoir.
Louis Veuillot
13 novembre 2009
Un geste, conséquence
C'est vendredi, c'est l'heure de la méditation!
Cette semaine, une histoire...
Un jour, alors que j'étais en première année du secondaire, j'ai vu un gars de ma classe marcher pour retourner chez lui après l'école. Il s’appelait Maurice. Il semblait transporter tous, mais vraiment tous ses livres.
Je me suis dit :
- Qui peut bien ramener tous ses livres chez lui, un vendredi ? Il doit être idiot !
J'avais un week-end très chargé avec mes amis.
Donc, je haussai les épaules et continuai mon chemin. Tout en marchant, j'ai vu une bande de jeunes courir vers Maurice. Ils l'ont rejoint, lui ont fait tomber tous ses livres. Ils lui ont fait perdre l'équilibre et il est tombé dans la boue, perdant ses lunettes.
Ces dernières sont tombées à environ 3 mètres de lui. Maurice s'est relevé tranquillement et j'ai pu voir la terrible tristesse dans ses yeux. J'ai senti mon coeur se serrer et j'avais un noeud dans la gorge.
J’ai donc couru le rejoindre. Il cherchait ses lunettes et j'ai vu une larme couler sur sa joue.
J'ai ramassé ses lunettes et lui ai dit :
- Ces gars là sont vraiment des cons de la pire espèce. Ils devraient être punis pour ce qu'ils ont fait.
Il m'a regardé et m'a dit :
- Ah, merci !
Il avait un large sourire sur les lèvres. C'était un de ces sourires qui vous montrent de la gratitude sincère.
Je l'ai aidé à ramasser ses livres et je lui ai demandé où il habitait. Je me suis rendu compte qu'on habitait dans la même rue. Alors, je lui ai demandé pourquoi je ne l'avais jamais vu avant :
- C'est parce qu'avant j'allais dans une école privée.
Auparavant, je n'aurais jamais accepté de me compromettre avec quelqu'un qui fréquente l'école privée. Nous avons discuté sur tout le chemin du retour à la maison et j'ai transporté quelques uns de ses livres. Je me suis rendu compte qu'il était vraiment gentil. Je l'ai invité à venir jouer au foot avec mes amis le lendemain et il a accepté.
Nous avons donc passé le week-end ensemble. Plus j'apprenais à le connaître, plus je l'appréciais et mes amis aussi apprirent à l'aimer. Le lundi matin, sur le chemin de l'école, j'ai aperçu Maurice, encore une fois avec tous ses livres en main. Je l'ai rejoint et lui ai demandé :
- Wouah, tu vas te faire des super muscles à transporter tous tes livres comme ça chaque jour ! Il m'a souri et m'a donné la moitié de ses livres. Maurice et moi sommes devenu les meilleurs amis du monde.
Quelques années plus tard, nous avions terminé le secondaire et on planifiait nos études universitaires. Maurice, le plus fort de la classe, se dirigeait pour des études de médecine et moi, pour du sport-étude en football. Il était un de ceux qui s'étaient trouvés et affirmés pendant le secondaire. Il avait pris sa place et paraissait très bien. Il avait maintenant plus de rendez-vous que moi avec les filles. Elles l'aimaient et j’étais un peu jaloux !
Avant de se quitter, nous nous sommes tous retrouvés, élèves, enseignants et parents. Il avait préparé un petit discours mais il en était très nerveux. Je lui ai donné une tape d'encouragement dans le dos et lui ai dit :
- Hé, le grand, tu vas être parfait !
Il m'a regardé et m'a lancé un de ces regards (vraiment sincère) et m'a dit :
- Merci !
Il a commencé son discours, s'est arrêté pour éclaircir la voix puis a lancé :
- C'est un moment qui se prête bien pour remercier ceux qui vous ont aidé à passer au travers des moments difficiles : parents, professeurs etc. et plus particulièrement les amis. Je suis ici pour vous dire qu’être l'ami de quelqu'un, c'est lui donner le plus beau des cadeaux. Je vais vous raconter une histoire à ce sujet.
J'ai regardé Maurice avec stupéfaction lorsqu'il raconta la première journée où on s'était connu. Il avait planifié de se suicider ce week-end là. Il raconta qu'il avait vidé son casier pour éviter à sa mère d'avoir à le faire. Il m'a regardé droit dans les yeux et m'a souri :
- Merci de m'avoir sauvé ! Mon ami m'a protégé et empêché de faire une énorme bêtise !
Tout le monde est resté bouche bée lorsque Maurice, le gars le plus beau et le plus populaire de l'école, a raconté ses souvenirs les plus tristes. J'ai aperçu ses parents en train de me regarder avec ce même sourire de gratitude que Maurice avait. C'est à ce moment que j'ai réalisé toute la tristesse qu'il avait ce jour où l'on s'était rencontré. Ce n'était pas seulement à cause des jeunes voyous.
Ne sous-estimez jamais le pouvoir de vos actions.
Avec un petit geste, vous pouvez changer l'existence de quelqu'un, pour le meilleur ou pour le pire..




